Analyse de défilé : Chanel prêt-à-porter printemps-été 2013

Le défilé s’ouvre sur des mannequins sortant d’un couloir pyramidal composé de panneaux solaires. Elles traversent une allée d’éoliennes qui vient structurer le catwalk à la manière de colonnes antiques. Un décor à la fois imposant et minimaliste mettant en contraste deux des teintes phares de la collection, le blanc éclatant et la profondeur du bleu. Un univers électrique qui ancre la femme Chanel dans la réalité contemporaine, un regard métallique qui la tourne indéniablement vers l’avenir.

Karl Lagerfeld nous offre une collection qui revisite dans des codes contemporains les éléments clés du look Chanel composés par Coco. Classicisme et pureté des lignes, accessoires et détails baroques si chers à l’esprit Chanel sont actualisés pour créer des silhouettes intelligentes où la modernité côtoie l’intemporel. On note l’opulence des bijoux de perles qui viennent se mélanger à la légèreté aérienne des canotiers plastifiés.

Cette année c’est le thème de « la petite robe noire » qui est déclinées au grès des matières des lignes géométriques. La collection est un juste équilibre : très « wearable », chaque élément des silhouettes est une pièce nécessaire pour contribuer à l’harmonie parfaite et racée des looks. La sobriété oui, mais dans l’air du temps, voire futuriste : celle qui indique quel sera le sac de plage de demain. Un défilé qui met à l’honneur la sentence inscrite sur le fronton du temple de Delphes : « Rien de trop ».

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